Tell me how you feel

Et si je gagnais… hein? Ca serait cool. Vraiment.

Fin de l’échange

N’avons nous donc plus rien à échanger? Est-ce qu’un jour toi et moi on va se reparler? Plus ça va et moins on se parle, et plus on devient des étrangers. Je m’en vais de mon côté, et toi du tiens. Et j’arrive même pas à me mettre un peu un coup de pied au fesses pour dire une phrase, un mot. Mais après? Après, encore ces stupides bloquages, ces peurs du vide et du blanc. Je n’y crois plus. Ca me fait plus grand chose à vrai dire. Ca me laisse un goût amer de déception, d’inachevé. Et d’incompréhension aussi, je ne pensais pas que tu aurais autant changé, à tel point que j’ai du mal à te reconnaître, et que celui que j’ai aimé il y a 2 ans n’existe plus. Mais tout ça est loin maintenant. Je me crée des difficultés pour rien.

Suis-je mieux seule? J’aime tellement être avec mes amis, avec les gens que j’aime et qui compte pour moi. Mais je me dis que parfois, si j’étais seule, vraiment, tout serait plus facile. C’est le prix à payer pour les grands bonheurs. Je ne compte plus du tout pour toi, et c’est triste à dire, mais je crois que la réciproque est vraie elle aussi. J’ai du mal à me résoudre à ça. Comment un si grand bonheur et un échange aussi fort peu se terminer comme ça dans l’indifférence totale de l’un comme de l’autre. Je suis plus nostalgique que toi… c’est sûrement cela.

Enfin, comme ma nature est comme ça, je ne déséspère pas de te retrouver, un jour. Mais la complicité sera-t-elle au rendez-vous elle aussi. On verra bien.

Et plouf!

Parfois la vie fait plouf comme dirait l’autre là… je sais plus. Le rêve s’évanouit, tout s’arrête, tout est fini, je ne pars plus. Je voulais pourtant. Je voulais vraiment partir, j’avais vraiment besoin de partir, j’ai toujours besoin de partir en fait. Il faut que je parte, il faut que j’arrête de tout remettre au lendemain, il faut que j’arrête de vivre en fonction des autres… d’un seul autre. Un autre qui s’en fiche, qui s’en fous, qui n’est plus là pour moi, que je n’appelle pas et qui ne m’appelle pas. 2 étrangers parfaits.

Alors pourquoi j’ai peur de le perdre? Je l’ai déjà perdu. Et si je l’ai perdu, peut-être que je peux le retrouver. Mais sûrement pas en attendant, et en faisant en fonction. Je ne sais rien, je ne vois rien, je dois vivre. C’est tout. Et je dois partir. Mais là tout est compromis… Avec mon p***** de niveau scolaire insuffisant! Je ne partirai pas tout de suite. Il faudra encore attendre, et puis il faudra d’abord avoir son année. Du premier coup, sinon ça compte pas. Enfin, si ça compte hein… si je l’ai mon année, même au rattrapages, je l’ai! Mais finir en mai c’est quand même grave le pied. Alors, je finirai en mai. Voilà ce que je veux, et tant pis si je ne pars pas cette année. Ca sera pour une autre fois.

SuperMoi

SuperMoi va super mal. Parce SuperMoi doit toujours faire bonne figure, mais que tout ça c’est de la blague parce que SuperMoi n’a rien de super. Toujours un truc qui ne va pas, ou si tout va bien, on a vite super peur que tout ça s’arrête très vite. Je ne comprends pas les gens. Et pourquoi c’est à moi de courir après eux. Etre négative ne fera pas avancer les choses. MAIS POURQUOI CA VA TOUJOURS DANS LE MEME SENS????????? HEIN????? qu’est ce qui cloche chez moi sérieusement? Je focalise peut-être sur des détails ou des personnes en particulier, mais le fait est que personne ne pense à moi. Personne ne m’appelle, personne ne serait heureux de me voir, de “se faire un petit truc”. C’est une blague interplanétaire. Soit je ne sais voir que le négatif et donc j’oublie que les gens m’appellent quand même un peu, soit effectivement, les gens qui comptent pour moi ne m’appelle pas. Je ne leur manque pas, je ne compte pas plus que ça pour eux. “Ooooh mais elle a surement d’autres amis” ils doivent se dire!

Je me dégoûte, j’ai grossi, j’ai perdu les muscles que je m’étais fait, je ne fais plus de sport, je ne travaille pas, je bouffe comme un porc et en plus n’importe quoi, je suis lâche, fainéante, je suis un parasite pour ma mère, je ne me sens bien que lorsque mon père est ailleurs. Je vais où moi comme ça? Quelqu’un comme moi ne mérite pas d’avoir de la chance. Je ne fais rien pour l’aider la chance, je la fais fuir de chez moi tellement je suis à la ramasse. Cette stratégie va-t-elle payer? Est-ce que c’est en passant plusieurs heures à me dénigrer que je vais changer? Que je vais aller mieux? Y A QUELQU’UN POUR ME REPONDRE? Non, personne. Est ce que ça va changer quelque chose au fait que je compte sur les autres pour aller mieux? Est ce que ça m’aidera à ne plus penser à l’homme du Nord, est ce que je vais enfin l’oublier? De toute façon, il ne pourra plus aimer une taré comme moi. Quelqu’un qui dis autant de la merde ne peut pas attirer l’amour.

Je ne sais pas pourquoi je fais tout ça, ni pourquoi je dis tout ça. Ca n’a aucun sens. Je ne sais même pas s’y j’y crois. Je veux juste que ça s’arrête. Je ne veux pas être malade. J’ai pas de fric pour aller voir un psy comme on me le conseille (ou déconseille d’ailleurs). Je suis là pour quoi? Si c’est pour ne pas être aimée, pour vivre à moitié, pour se demander les 3/4 du temps si on est pas trop bizarre, si on va pas se faire quitter en 2 secondes, si les gens qu’on aiment ne nous aiment pas? Je pensais que ça ferait moins mal que ça, je pensais que si on s’était quitté, c’est parce que c’était naturel, parce qu’il fallait qu’on se quitte. Foutaises de merde. Je devrais réviser mon anglais là… Et au lieu de ça je dis de la merde sur un blog pour me vider de mon armertume et ne rien arranger parce que je ne me sens pas mieux. Et que de toute façon tu n’es plus là. Et que je suis seule, et que je comptais sur toi pour aller mieux.

Et c’est bien mon problème. J’ai besoin des autres pour aller bien. Je ne suis pas indépendante moi, je suis timorée, conne, insupportable, trop sensible, prise de tête, et pas aimée. Oui, il faut que je m’équilibre moi même, seule, sans dépendre des autres, il faut que je commence à m’aimer moi même pour que les autres m’aiment. RIEN DU TOUT CA NE MARCHE PAS! Ca veut dire que tout l’amour que j’ai donné, c’était dans le vide? Parce que je n’arrive pas à m’aimer depuis que je suis là, malgré tout l’amour que j’ai pu donné, ça n’a servi à rien, parce que je n’ai pas confiance en moi et que j’ai honte de moi?

A-t-on encore le droit de croire que pour être aimé il faut aimer d’abord? et pas seulement soi?

Je suis en train de foutre en l’air mes dernières chances de valider mon année d’un seul coup parce que je veux me persuader d’être stupide, de pas pouvoir y arriver, de pas pouvoir surmonter les douleurs, les défauts, les conneries qui peuvent tourner dans ma tête… L’espoir est-il permis BORDEL???? Je VEUX que ça change, je veux que ça change, je veux que ça change. Je ne veux pas subir ma vie. Pourquoi est-ce si dur d’être acteur dans SA vie? SANS les autres! Pourquoi est ce que je suis un yo-yo permanent?

Je vais changer? Pourquoi je pose des questions? Pourquoi je suis incapable de me donner des réponses, puisque les autres ne m’en donnent pas?

Je veux changer.

Ca y est?

Ca y est? c’est fini maintenant? Est ce qu’on va s’arrêter là, et ne plus jamais en reparler? Est ce que je vais te laisser partir, enfin? Et arrêter, bon sang, arrêter de perdre du temps, et de me prendre la tête et de vivre dans l’illusion, le mensonge et l’attente… J’ai mal tu vois. Parce que je ne sais pas quoi faire. Et je ne vais pas en cours, j’ai mal au bide, je me trouve moche, et je vais dépenser l’argent que je n’ai pas, alors que ça fait un mois que je fais des efforts pour me calmer sur les fringues. Je veux me faire percer la langue, pour arrêter de sucer mon pouce, pour avoir l’air plus originale, pour me donner l’impression que je suis quelqu’un qui ose des trucs et tout… Et puis en plus, peut-être que comme ça j’aurais l’impression d’être sexy. Mais bon, le frein va trop loin, donc je pense que je vais devoir renoncer…

J’en ai assez, je ne me comprends pas, je ne te comprends pas et puis au fond… je m’en fous. Je voulais juste croire ce que que voulais et me dire que tu allais revenir, que tout ça allait s’arranger. Dans le même temps j’ai peur, peur de te parler et d’avoir une relation normale avec toi, parce que je ne crois pas pouvoir être ton amie. Tout en toi me rappelle ce que j’aime chez toi, ce qui me fait rougir et sourire quand j’y pense, tout ce qui fait que tu es unique et que être dans tes bras c’est le meilleur endroit de la terre. Mais je perds du temps… je ne fais que ça depuis 1an et demi.

J’en ai assez que ton bien-être me renvoi à mes faiblesse, à ma solitude, à mon manque de popularité, mon manque de personnalité, mon éternel manque de stabilité. Je ne sais pas qui je suis pour toi, mais je crois surtout que je ne sais pas qui je suis tout court. Pourquoi est-ce que j’ai honte de moi? Tout le temps, je voudrais être différente, faire autrement, mieux, avec plus d’assurance et de confiance. Est ce que ça va s’arrêter un jour? D’être comme ça, de ne jamais avoir confiance en toi, de toujours avoir peur de perdre l’amour de ceux que j’aime? de toujours avoir l’impression d’aimer les autres plus qu’ils ne m’aiment. Je ne suis pas inspirée là. Je veux que ça s’arrête. Je veux passer mon année, avoir FINI le 20 mai et puis c’est tout.

Toi et moi c’est mort? C’est fini. Tu es passé à autre chose. Et j’aurais mieux fait de le faire aussi et depuis longtemps.

Gnouf

Chai pas. C’est bien, j’ai un tout petit (tout petit petit) peu commencé à travaillé!! Youpiiiii!!! Ou pas, ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. J’ai à peu près toutes mes chances de réussir dès le premier coup mon année. La seule chose, c’est qu’il faut que je travaille plus. Aujourd’hui, c’est une première vraie journée de printemps et ça fait du bien! Et tout ça pour vous dire que je suis sûre que je vais trouver le moyen de me chercher des excuses pour rien faire. Mais peut-être que je vais réussir à être sérieuse. Allez, allez, c’est la dernière ligne droite.

Ta vie, c’est tes actions. Et oui, je suis sûre que tu vas aller mieux, que tu vas rencontrer (ou retrouver, on sait pas ihih) quelqu’un et que tu vas trouver un métier. Oui, oui, j’en suis sûre! Et que tu fera pleiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiins de voyages trop bien. Voilà!

J’ai pas envie de réviser les maths.

Alors je viens bloguer… comme une conne, au lieu d’apprendre à faire des intégrations par parties. Dit comme ça, ça sent très mauvais. Et bien je vous confirme, ça pue! Ca fait 2 semaine que je suis au courant, et pourtant, c’est aujourd’hui dimanche, soit un jour avant l’interrogation (qui tombera mardi à 10h) que je dis ça. Je ne suis pas allée en TD mercredi dernier, ni vendredi dernier comme j’avais dis que je le ferai pour me rattraper. J’ai un mois et demi pour tout déchirer en cours et m’assurer que je n’aurais pas à repasser aux rattrapages!!! PARCE QUE JE VEUX PAS ALLER AUX RATTRAPAGES!!!!

La solution vous me direz, c’est de putain se mettre putain à bosser putain!! Comme je l’ai dis l’autre jour dans l’autre billet. J’y arriiiiiiiiiiiive paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas!!!! Je sais pas quoi faaaaaiireuuuh! Pourquoi je suis un boulet procrastinate? Hein? Je vous le demande moi… Bref, toujours est-il que je voudrais au moins avoir 10… Genre pas perdre de points quoi. Je sais pas si c’est vraiment faisable. Il est 19h27 et je me pose ce genre de question débiles au lieu d’aller réviser. Je sais vraiment pas ce que je vais faire de moi.

En plus, je veux habiter à Montmartre, et je suis déjà en train de me demander ce que les autres vont penser de moi si je trouve un appartement dans ce quartier… J’en ai rien à foutre de ce que pense les autres bordel!!!!!! Je veux qu’on me lâche les baskets, qu’on m’aime comme je suis et puis c’est tout! Je veux aussi gagner ma vie et pouvoir faire ce que je veux! aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!!! et pour ça, il faut que j’ai un métier qui me fasse gagner des sous, pour ça il faut que je trouve ce que je veux faire, et pour ça il faut que je continue mes études et que j’obtienne des diplômes, et pour ça, faudrait que je commence par passer en 3e année!!!!!

Apperçu de la situation

Mouarf. Je mange trop de Kinder Bueno White, je me suis mis une grosse murge hier soir (mais ça c’était très sympa) et je m’en veux de ne pas avoir bossé ce week-end. J’ai rendu les armes pour le boulot au Printemps Haussmann, repère à crétins et crétines de la pire espèces, hormis quelques rares personnes vraiment sympa, mais ça se compte sur une main.

J’ai une envie de n*quer en ce moment quelque chose de terrible. Mon crétin du Nord est toujours planqué au Nord, je ne lui écrit pas, il ne m’écrit pas, tout va pour le mieux… Qu’est ce que j’ai encore à parler de ce type? Hein? Il s’en fous de moi de toute façon, faudrait arrêter de déconner là. Donc même si dans l’absolu, les moments de sexe, de plaisirs et de câlins les plus merveilleux que j’ai passés, c’était avec lui (et que je serais pas contre pour les faire revenir à l’ordre du jour), il faudra faire avec les moyens du bords pour ce qui est des temps qui viennent. Par contre ça serait bien que j’arrête de m’envoyer en l’air toujours avec le même accro (à moi) (non, non, je n’en rajoute pas), parce que je vais finir par avoir du mal à m’en débarrasser. Il a un pénis, c’est bien utile, mais c’est quand même un gros boulet, mythomane, affabulateur, macho, irrespectueux et brutal. Alors, bon, oui, j’ai envie de sexe, et comme c’est le seul disponible et que je n’ai pas envie de faire n’importe quoi avec un mec que je ne connais pas : et bien ça sera lui.

Olive est une pauvre imbécile orgueilleuse et son acolyte blonde est du même acabit, mais en pire. Je suis stupide à être jalouse ainsi et à me prendre tant la tête sur ces filles qui ne représentent rien pour moi, et qui n’ont même pas à me toucher : je perds du temps. Mais on ne se refait pas. Finalement, qu’est ce que je leur envie tellement? Leur prétendue sociabilité, leur complicité peut-être, le fait que Moi je ne soit pas au centre de cette belle amitié? Au fond, ai-je vraiment besoin d’y être, au centre de cette amitié? Ni l’une, ni l’autre ne m’intéresse. Qu’est ce que je recherche par là? Mon éternel besoin de reconnaissance et d’amour peut-être. Je voudrais bien m’en débarrasser, ça ferait avancer les choses plus vite et je passerai moins de temps à écrire sur ces conneries. J’ai l’impression d’être comme cet imbécile de François Weyergans qui nous raconte sa vie alors que tout le monde s’en fous, et que nous, lecteurs, on attendait un récit sur le week-end qu’il était sensé passer avec sa mère dans : Trois jours chez ma mère. Au lieu de cela, on a un pauvre type, qui nous parle de ses pannes d’écriture, de ses problèmes avec les impôts et les banques, de ses frasques sexuelles extra-conjugales avec des filles trop jeunes pour lui. Tout ça sous l’aval de sa charmante épouse qui ne bronche pas. Mais qui cela intéresse-t-il?

Et qui s’intéresse à ma vie, à moi? Celle que je décris ici en long, en large et en travers. Personne finalement. Ce blog ne sert à rien, à part de me permettre de déballer mon sac à intervalles réguliers pour tenter de faire une auto-thérapie. Histoire d’éviter d’aller voir un psychologue, qui, comme le dit Stéphanie Janicot me fera payer une fortune 2-3 phrases qui ne me serviront peut-être à rien. D’un autre côté, je pense à Profumi qui se sent tellement mieux depuis qu’elle est tombé sur un bon psychologue et qui l’aide à avancer. Est-ce que je devrais foncer? Pour ne pas me décider à finalement aller voir quelqu’un dans 10 ans et me dire : “P*tain, j’aurais du venir plus tôt!”

Tout ça parce que je suis persuadée que j’ai un rapport déséquilibré avec les autres, que je n’ai pas confiance en moi, que j’ai un rapport méga-ultra-super compliqué avec mon père qui me tape sur le système, mais qu’on fond de moi je suis bien obligée d’aimer (puisque j’en ai qu’un seul), que j’ai constamment la sensation que les gens que j’aime vont m’abandonner, vont arrêter de m’aimer, et que de toutes façons, les gens ne m’aiment pas. Ah, oui, et aussi que je me pose vraiment trop de questions sur la nature humaine, que je pense trop au gens qui souffrent, et que je ne comprends pas ce que je recherche quand je regarde des images sur des sites de c*l… (même si c’est très peu fréquent). Je voudrais dire aussi que j’en ai assez de me plaindre, et que je voudrais bien arrêter de me poser des questions et de tomber sur des gens encore plus cyphonés que moi. Là je pense à Nombril, qui comme le dis son nom est totalement nombriliste et ne conçoit la vie que par rapport à sa petite personne égocentrique. Insupportable. Merde, merde, merde et re-merde.

Seigneur Dieu (qui n’existe pas) qu’est ce que j’attends pour me mettre à bosser? Sérieusement quel est mon problème? Pourquoi suis-je née avec un tel don de GLANDERIE aussi puissant qu’est le mien????? Alors que je ne supporte pas les gens qui se laisse aller, je fais pire qu’eux. Je suis la procrastinate la plus douée de son époque. Vais-je enfin me mettre à travailler un jour?  Il faut que je m’y mette bon sang!!!!!!!!!!!!!!!! Est-ce si dur de sentir que notre vie est dirigée par nous-même, et UNIQUEMENT par nous-même? Que ce sont seulement NOS actions qui font notre vie et qui nous donne la sensation de vivre? En plus je dois battre Olive aux examens, même si dans l’absolu j’en ai rien à foutre et que la compétition ne m’intéresse pas, il faudrait que je me prouve à moi-même que j’en suis capable.

Bordel, il est minuit, je file me coucher.

je sais pas quoi mettre en titre

Mais par contre, je sais quoi mettre dans le billet. I’m just fucking tired about all this shit! Voilà, au moins, c’est dit. Assez de prendre du temps pour m’occuper des autres, les appeller, prendre des nouvelles et tout le tintouin… Et puis pas savoir quoi leur dire, observer tous ceux qui vous ignorent et qui n’en ont rien à faire de vous. De toute façon, on entre et on sors de la vie des gens comme dans un moulin. Un jour tu es mon ami, puis le temps passant, on fini par s’en foutre.

Pourquoi suis-je aussi compliquée, pourquoi je passe autant de temps à me poser toutes ces questions sur les gens? M’aiment-ils? Pensent-ils à moi? Me considèrent-ils comme une amie? Une personne précieuse?

Et si je n’étais pas faite pour sortir tout le temps? Avoir des tas d’amis? J’en ai assez de leur courir après. S’ils ne veulent pas me voir et bien tant pis. J’en ai assez de répéter que l’amitié ça n’est pas à sens unique. C’est comme en amour, si on ne donne pas, on fini par ne plus recevoir. Et pourtant, pour moi, c’est un drame. C’est un drame parce que je me compare aux autres, et que je vois que ces autres voient plus de monde que moi, sortent plus souvent, vois plus de gens différents tous les jours que moi. J’ai besoin d’être aimée, d’être occupée, d’avoir la sensation de vivre des relations un minimum équilibrées, ne serait-ce qu’en amitié. Peut-être que je ferai mieux de faire fi de toutes mes préoccupations, arrêter de râler et rester positive. Ca, en tout cas, c’est sûr, je n’ai rien à perdre à être positive… Mais pour positiver sur quoi?

J’en ai assez de toujours tout tourner dans ma tête!!! Assez de tout ramener à mon père, d’avoir des pensées tordues dérangeantes qui me font du mal et qui m’empêchent d’avancer, de passer à autre chose. Assez de penser à la souffrance des autres tout le temps! J’ai moi aussi, envie d’être équilibrée, d’avoir un appartement à moi, un chez moi, de savoir ce que je vais bien pouvoir FOUTRE dans ma vie, avoir un boulot qui me plait et rester seule aussi longtemps que je n’aurais pas trouvé le bon mec pour moi. Et pas faire un pataquès de ma pauvre solitude de crétine abandonnée de tous. J’en ai strictement rien à foutre de toute cette image à donner aux autres.

Non, je ne suis pas disciplinée, non, je ne prends pas la mouche pour rien, non je ne suis pas bonne vendeuse (et j’en ai rien à foutre). J’en ai aussi rien à foutre de mal m’exprimer, de pas toujours faire les choses bien, dans l’ordre et tel que les lois de la bienséance pourraient m’y obliger! NON, non, non. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah! voilà, j’ai envie de dire non aussi parfois!

J’ai pas envie de me faire psychanalyser, pas envie de reconnaître que j’ai un problème, pas envie de parler de ce qui m’est arrivé un jour et me rendre compte que ça a des conséquences sur moi aujourd’hui. C’est à moi de me rendre compte des choses, à moi de m’équilibrer, à moi d’évoluer et de progresser. Je n’ai pas envie de me dire que les relations sont des choses aléatoires, qui vont et qui viennent. Je n’ai pas envie de croire uniquement au hasard… J’ai envie de me dire que les choses qui m’arrivent ont une raison d’arriver. Et non, je vous rassure monsieur Onfray, je ne crois pas en Dieu, je n’aime pas la religion, j’en ai rien à cirer, et je crois aussi au hasard, heureusement. Je suis heureuse d’être en vie, même si parfois ça me prend la tête. Mais j’ai envie d’avoir de l’espoir. Oui, espérer et aimer. Aimer, me détendre, vivre ma vie ici du mieux possible, rendre ceux que j’aime heureux. Habiter à Montmartre aussi, je veux habiter à Montmartre. Je veux voyager, rencontrer des gens, arrêter d’avoir peur des autres, de ce qu’ils pensent ou pas de moi, être ce que je suis et puis c’est tout.

On fait avec ce que l’on a! Et on arrête de se plaindre aussi! zut zut zut.

Non, mon père n’est pas un pédophile et oui je l’aime parce que je sais que c’est quelqu’un de bien. Oui, il est pas toujours très propre, sent pas toujours très bon, ne fait pas toujours les choses comme j’aimerai. Et oui ma pauvre Lucette, je lui ressemble sur certains points, mais c’est vrai que tout le monde ne reçoit pas les choses de la même manière, et que moi j’étais différente des autres, depuis le début. Et que mon expérience malheureuse un jour dans la rue Raynouard c’était pas cool, ça joue sur mon rapport aux hommes peut-être maintenant. J’en sais rien. Mais je sais que j’ai envie d’être aimée, ça c’est depuis toute petite, je le sais, c’est là, c’est en moi, j’ai besoin d’être aimée désirée par un homme qui m’aime, que j’aime. J’étais tellement bien dans les bras de celui qui est parti… Il me ressemblais je crois. Sur beaucoup de points. Je l’aimais vraiment très fort. Je veux juste arrêter d’avoir peur. Peur de perdre l’amour de celui que j’aime, de pas lui convenir blablabla. Est-ce que vraiment j’ai besoin de me faire aider?

Oui, je m’exprime mal, mais je m’en fous.

Je suis telle que je suis bon sang. J’aime ma grand-mère, j’aime l’odeur de Paris aujourd’hui, j’adore cette ville, j’aime ma soeur, ma mère, mon frère, mon père aussi. Je n’ai rien à prouver à personne, et je ne veux plus me prendre la tête. Je veux que ça sorte de moi tout ce noeud qui me serre le ventre, qui me fait mal, peur, qui m’alourdit, et que je traîne comme un boulet. Tu me manque tellement tu sais… Je t’aimais moi. Mais tu n’es pas un psychothérapeute. Pour aller bien et être bien avec toi, je dois d’abord être bien avec moi. Ce n’est pas ta faute si je souffre (du moins pas entièrement). Même si je ne souffre pas tellement, j’ai un toit, une famille, des amis, je fais des études… Je devrais pas tellement me plaindre.

Je dois arrêter de procrastiner, je dois (putain) me mettre (putain) à bosser (putain)! Les petits ruisseaux font les grandes rivières! Si tu ne change pas aujourd’hui ma vieille, tu ne changera jamais!

Et puis, je continuerai de parler tant que ça me feras du bien! Voilà! Merde, putain, zut, prout, saloperie de putain de merde! Etre grossière, ça fait du bien de temps en temps.

Je vais aussi arrêter de dépenser sans compter. En tout cas, jusqu’à ce que je gagne au Loto.

Bon, maintenant ça va mieux. Je vais prendre un goûter.

Gens vus trop souvent = Rien de bon!

Je sais pas par où commencer ni comment. Alors je dirais simplement ceci : Olive, je t’ai trop vue (Olive sera le prénom de la jeune femme). Olive, tu me saoule. Et je vais t’expliquer pourquoi.

Comme me l’a justement fait remarqué Navet (un ami, dont Navet sera le prénom ici), tout s’est déclenché lorsque tu m’a dis quelque chose qui ne me plaisait pas. Sûrement, Navet a souvent de bonnes interprétations. Cependant, cette remarque que tu m’a faite, s’incrivait dans une logique de critique et de jugement que j’ai très mal vécue. Parce que même si moi, Raminagrobis, je suis très douée pour me prendre la tête, je ne me permet pas de te juger Olive. De même que je ne m’autorise pas à te dire ce que tu dois faire, ni la façon dont tu devrais penser pour aller mieux (hormis le conseil d’ami à ami, of course). Le fait est qu’aujourd’hui j’ai mis le doigt sur plusieurs traits de ta personnalité et que j’emmet un jugement à ton égard. Mais je pense que c’est de bonne guerre. On ne peut pas toujours s’entourer que de gens qui te cire les pompes. Cette remarque vaut aussi pour moi je le sais. Mais je crois que c’est bien là, la différence, je le sais. De même que je sais qui je suis, que je me connais et que même si les choses n’avancent pas vite, j’essaye de faire de efforts pour m’améliorer.

Voila ton problème Olive, et je le dis pour ton bien, toi qui m’a fait toutes ces remarques sans me vouloir du mal : Tu manques cruellement d’humilité et de capacité à te remettre en question. Tes amis de longue date ne sont pas les seuls qui te connaissent et comme je doute que quelqu’un ai déjà osé te dire ce genre de choses, et bien je le dis. Tout ceci n’est qu’un exutoire pour moi, car je sais bien que tu ne lira jamais ces quelques lignes. Mais ça n’est pas grave. Au moins c’est dit. Mais je crois finalement que ces problèmes sont la cause de mon énervement aujourd’hui. Si tu avais su te montrer plus simple et un peu moins fière de toi, je pense que j’aurais pris les choses autrement. Or, je n’accepte pas souvent les ramarques des gens qui se prennent un peu trop pour la cuisse.

Je sais bien que nous nous sommes trop vues, et que mon énervement aujourd’hui est lié à ce trop plein d’Olive dans ma tête. Mais j’avoues aussi que je te croyais différente. Je suis très exigeante je crois, et comme dis ma soeur, je suis maléable jusqu’a un certain point, au delà, c’est fini. Ce fut déjà le cas pour  L’Avoine (prénom d’une autre personne), qui un jour m’a déçue, et qui peine aujourd’hui à retrouver une complicité qui n’existe plus et qui ne se recreéra pas. J’espère que le seuil entre toi et moi n’est pas dépassé, même si je craint qu’il soit difficile pour moi de revenir en arrière. Tu pourrais me répondre que c’est bien facile de bouder, que dès qu’on ne va pas dans mon sens, je me vexe, me ferme et rejette toutes personnes qui ne me caresse pas assez dans le sens du poil. Soit, je comprends la remarque, mais je ne pense pas être la pire dans cette situation. Peut-être pourrais-tu regarder d’abord chez toi, avant de critiquer chez les autres.

Je n’aime pas les gens trop sûr d’eux. Je n’aime pas prétendre détenir la vérité. Et je n’aime pas lorsque les autres prétendent la détenir. Voilà.